Hier, au Pavillon de l’Arsenal à Paris, avait lieu une rencontre (filmée) entre Alberto Magnaghi (architecte et urbaniste, fondateur de la Société des Territorialistes), Thierry Paquot (philosophe de l’urbain) et Béatrice Mariolle (architecte et urbaniste, membre de l’Atelier International du Grand Paris).

Alberto : « Le territoire ne préexiste pas dans la nature. Il ne peut être que le fruit d’une coévolution, chère à Patrick Geddes, entre la nature et l’établissement humain. Notre civilisation actuelle est la première à avoir rompu ce processus, en réduisant le territoire à un espace isotrope, un plateau technique fonctionnel, servant aux seules relations homme-machine. »

Le concept magnaghien de biorégion peut-il nourrir les réflexions actuelles sur le Grand Paris ? était l’enjeu de cette discussion. Nous entendîmes alors parler de « 1000 petits projets plutôt qu’un grand projet coûteux », « d’énergie populaire », de « cartographie sans vide », de processus, de transversalité, d’inter-relation et d’écologie existentielle.

Pour s’y plonger :

La biorégion urbaine : petit traité sur le territoire bien commun

Le projet local