L’histoire de « Periferia » s’inscrit dans l’autogestion des communautés laissées pour compte dans les banlieues des grandes villes, notamment au Mexique et au Brésil, face au désengagement de l’Etat et ses politiques sociales.

Quel lien avec Bruxelles, alors ? Cette association belge cherche à promouvoir la capacité des gens à s’organiser eux-mêmes dans la gestion de leurs espaces publics ou de budgets participatifs. Depuis 18 ans, elle propose des outils de méthodes pour libérer les paroles et niveler les pouvoirs d’influences, qu’elle adapte à chaque contexte. Plein de micro-publications par ici pour une grande boite-à-outils de la capacitation.

Les actions de Periferia s’appuient sur les nouvelles obligations juridiques de « concertation » comme en France la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) de 2000. Mais elles semblent loin par leur éthique des experts de « l’ingénierie de la concertation » et rappelle ainsi qu’avant tout, « sa raison d’être est de disparaître ». L’association soutient ainsi cette initiative pour sortir des biens immobiliers de la pression spéculative : le « Community Land Trust Bruxelles« .

 

Periferia a aussi organisé un réseau d’acteur, de récits et de méthodes avec les français des Arpenteurs et autour de la Capacitation Citoyenne.

Et on peut y voir en écho en France dans la publication riche d’histoires et d’outils de (feu) la SCOP Le Pavé : leur cahier numéro deux sur la « Participation », disponible en ligne. Où l’on se demande aussi si le P et Participation ne rime pas avec le P de Perversion.