Kraftwerk 1, construire une vie coopérative et durable, Blum, Hofer & P.M., éditions du Linteau, 2014

 

Le Linteau publie ici une archive précieuse : un texte co-écrit par un artiste, un philosophe et architecte en 1993 à Zurich. C’est la présentation d’un projet d’habitat partagé sur un ancien site industriel mêlant habitat, travail et agriculture pour des unités d’environ 700 familles. Ce texte initial présente les idées fondatrices d’un projet qui continue d’exister et de se multiplier encore aujourd’hui en Suisse, et qui pourrait orienter les envies d’habitat participatif qui naissent ici et là.

Ce petit manifeste ne perd rien de sa vitalité critique, mais c’est surtout pour sa force de proposition et sa volonté bouillonnante de faire qu’il présente tout son intérêt. Ses auteurs ne souhaitent pas se « contenter d’occuper une niche ; {ils} veulent agir localement en se plaçant dans une perspective planétaire« . De ces réflexions incisives naîtront plusieurs projets, des bâtiments construits et habités.

Comment imaginer des méthodes et modèles que d’autres peuvent s’approprier ? Par l’exemple et l’action !

 


Pour aller plus loin :

Ce projet a donné lieu à plusieurs et bâtiments qui continuent de vivre aujourd’hui. L’article de Valery Didelon, membre de la rédaction de Criticat, nous offre un reportage soigné sur l’actualité de ce projet dans le numéro 11 de la revue éponyme.

Plus proche de nous, on peut voir par ici un écho au projet suisse : Ekoumène, un projet d’espace habité collectif. « Ni propriétaire, ni locataire! » est l’axe choisi par ce groupe d’habitants constructeurs brestois aussi inspirés qu’inspirants.

Depuis, la loi ALUR a mis en place deux statuts juridiques créés : la coopérative d’habitant et la Société d’attribution et d’auto-promotion. Ce sont sur ces nouveaux dispositifs que s’appuie le projet d’habitat participatif de logements sociaux expérimenté à la Friche Belle de Mai, officiellement Société Coopérative d’Intérêt Collectif (S.C.I.C.), à Marseille.

 

Photographie de Michael Egloff.