« Comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, défendons d’autres manières d’habiter », Tribune Médiapart, le 6 avril 2018.

La gendarmerie nationale est en train de détruire le bocage habité de Notre-Dame-des-Landes, bien commun de l’humanité. Quelques bonnes lignes sont à lire dans cette tribune cosignée par un grand nombre d’architectes, d’urbanistes et de citoyens :

« Dans ce bocage se sont inventées et tissées des formes de vies diverses, aspirant à une meilleure harmonie avec le territoire qu’elles occupent. Dans les interactions entre habitants historiques, paysans, squatteurs, voisins, animaux sauvages ou d’élevage, herbes, insectes et arbres, mais aussi avec toutes celles et ceux qui passent par là, amis, étudiants, militants, voyageurs, artisans, s’est construit un territoire commun, au-delà de la propriété, des habitudes et des appartenances. Cette expérimentation grandeur nature et à long terme amène chacun à évoluer dans ses représentations et ses pratiques, bien au-delà de ce bocage. En cela, l’horizon joyeux qu’ouvre la ZAD ailleurs que dans les métropoles nous concerne tous. »

Mais on peut aussi signer ici cette pétition « Défendons d’autres manières d’habiter », et suivre ce compte sur twitter @defendrehabiter : à chaque destruction de cabane, est publiée une photo de ce qu’elle était. Histoire d’occuper les réseaux sociaux avec autre choses que des uniformes et des bulldozers, pour ne pas laisser l’imaginaire destructeur remplacer celui de la joie vernaculaire.

On peut aussi préacheter ici un très « utile-beau-livre » qui va paraître sur le sujet, fruit d’une expérience pédagogique judicieuse : « Notre-Dames-des-Landes ou le métier de vivre », sur les constructions et les modes d’habiter expérimentés sur la ZAD.

Image : #zad #NDDL: La Chat Teigne, sa Manufacture et sa NO TAVerne ! par @ValKphotos