« Le bon, la brute et le comptable », jplusplus.github.fr, mars 2016

En ces temps parfumés de magouilles financières politiciennes, un serious game (entendez jeu pédagogique et immersif) vient de sortir ; son but est d’aborder «les mécanismes de la corruption afin de les identifier lorsqu’on les rencontre. »

Nous plongeons dans la peau d’une directrice de cabinet d’une maire, pour une période comprise entre 1993 à 2013. Différents interlocuteurs viennent à nous entre la maire, un dirigeant d’une entreprise de BTP, de vieux amis… et nous devons accepter ou non des appels d’offre, des investissements pour des biens réels ou fictifs, créer des sociétés écrans… Attention à ne pas se faire tenter par les ami-e-s de madame le maire et leurs pots-de-vin, ou par une avocate aux projets d’investissements douteux. Notre secrétaire nous livre régulièrement des notes d’informations et de conseils sur les risques encourus. Comme indicateurs de performances : vos gains personnels, le risque légal, la confiance des industriels et les risques politiques.

Ce serious game permet de manière ludique et pédagogique de prendre conscience des stratagèmes de corruption utilisés au niveau local. Pour les auteurs du jeu, le but est de montrer « que la corruption n’est jamais un problème de personnes isolées qui se comporteraient mal. Au contraire, c’est presque partout un problème systémique. » Nous vous invitons à lire pour plus de détails leur « à propos ».

Ce qui est le plus intriguant, c’est que le jeu est amplement inspiré de faits réels. On ne peut pas s’empêcher d’y penser à chaque action qu’on réalise.

Image : Pijon, pixabay.com