Le collectif d’architectes, Les fées clochettes de la gentrification et du néocolonialisme, Borah Chauvet, 2016

Ce texte a été écrit durant l’année 2016 suite à diverses expériences de son auteure. Critique vive du monde des collectifs d’architectes, ce fanzine propose de porter un regard aiguisé sur les interventions d’architectes-constructeurs dans les villes, et en particulier dans les quartiers populaires.

Tout n’est peut-être pas bon dans ce petit fanzine mais il a le mérite d’être lancé comme un pavé dans la marre d’un débat parfois trop stérile. Il vient titiller l’esprit critique et le fondement même de nos interventions. Pour qui travaillent les collectifs ? Qui (im)pose la commande ? Qui guide leurs intentions ? Quels liens sont tissés avec les habitants ? Pourquoi faire ? À quel point une intervention peut être jugée subversive ? Que cache réellement l’esthétisme des projets ?

Pourtant les interventions des collectifs d’architectes ne viennent pas se frotter à la remise en cause des positions de dominations. Bien souvent ils sont appelés à intervenir comme pompiers, un moyen d’acheter la paix sociale à moindre frais. À partir de workshop et de récup, ils réinventerait « la société du spectacle ».