Necodomousse, exposition de Raumlabor Berlin, LIFE de Saint-Nazaire, jusqu’au 9 octobre 2016.

Où se situe la bonne échelle sur la question du réemploi ? La question elle même semble bonne à ne pas mettre à la poubelle.

Necodomousse, exposition du collectif d’architectes allemand Raumlabor Berlin, prend place jusqu’au 9 octobre 2016 au LIFE, espace hors du temps, masse de béton, alvéole de la base de sous-marins de Saint-Nazaire. On y retrouve l’approche énergique, jouissive, massive du collectif. Ici il s’agit autant d’une re-visite de l’architecture radicale des années 1970, qu’une re-visite de la ville de Saint-Nazaire par sa matérialité industrielle, ses rebuts, ses surplus. Appareils frigorifiques éculés devenant supports d’une fresque géante. Profilés d’aluminium en vertical, ossature en horizontal d’un corridor. Fers destinés à être noyés dans le béton ou squelette d’habitat capsule ? Le dispositif d’exposition est ici favorable à une mise en récit par l’expérimentation et le non-fini, structure au canevas narratif ouvert, qui ne serait pas possible de la même manière en s’installant dans l’espace public. L’exposition est rejointe par la réalité voisine ; face à la base, d’anciens frigos industriels sont en cours de démolition, ils laisseront place à une marina.

Image : exposition Necodomouse, du collectif Raumlabor Berlin au life de Saint Nazaire. (#tibolabat 2016)