Quelle prise en compte des « usages » dans la conception des espaces publics urbain ? Le cas de la Place de la République, Morgane Delarc

Cet article met en exergue une des principales donnes d’un projet, l’usage. Nous ne parlons plus de fonctions mais bel et bien d’usages et donc des usagers. L’espace public ne peut être dessiné dans un simple but d’ornementation ou de mémorialisation. Les porteurs de projet de la place de la République l’ont bien compris et à vrai dire cela fonctionne! Sans pour autant en faire le manifeste de l’espace public minéralisé, il semble aujourd’hui important de comprendre la place accordée à l’espace public partagé, commun à tous. Son processus de conception par l’expérimentation collective, aussi complexe soit-il, ouvre de nouveaux champs de réflexions sur la fabrique de la ville.

« Parler de l’usage, c’est parler des nouvelles façons de vivre dans l’espace public, et donc de l’adaptation de ces espaces, mais c’est aussi parler de l’évolution du « faire l’espace public » qui doit s’adapter à de nouveaux comportements sociaux. »
« Les espaces publics sont au centre d’une redéfinition anthropologique de l’intime » Michèle Jolé*

On peut comprendre à travers cet article et ceux qui lui ont précédés sur le même thème, que l’espace public et ses usages font débat, que ce soit dans les pratiques mises en oeuvre pour la conception, dans le cahier des usages établit ou dans le produit fini. Et heureusement ! Cela nous permet de remettre en question une pratique qui elle même refonde une méthodologie de projet collective et habitante.

L’espace public doit-il satisfaire ses usagers ou ses aménageurs ?