« Reconsidérer la série The Wire au prisme du soulèvement de Baltimore », David Zirin, 5 mai 2015, traduction française parue sur www.etatdexception.net.

Vous, comme moi, avez été intrigués puis presque aussi tôt emportés par la série culte The Wire ? Diffusée à partir de 2002, elle déployait sur chacune des 5 saisons des intrigues à différentes échelles de la ville de Baltimore, révélant une complexité de relations entretenant violence et injustice, façonnant la réalité de cette ville de la côte Est via des scénarios rondement écrits, notamment par deux habitants de Baltimore. Sales histoires du côté des gangs de dealers (saison 1), embrouilles du côté des dockers (saison 2), guerres politiciennes (saison 3)… Bon, perso je suis pas allé plus loin.
D’autant qu’il y a un an je suis tombé sur cet article qui m’a fait clairement redescendre. Nous étions alors en plein dans le soulèvement populaire massif suite à l’assassinat de Freddie Gray par des flics en service, («encore» un Noir victime d’une «bavure»), le mouvement Black Lives Matter continue d’ailleurs ardemment le combat.
Revenons au bon article où l’on lira que, tout compte fait, The Wire n’est sans doute rien d’autre qu’une énième (mais bonne) série de copaganda (co-écrite d’ailleurs par un ex-flic).
« Maintenant, je ne peux m’empêcher de me rappeler tous mes moments préférés de The Wire à travers une lentille qui me fait me demander si le show n’était pas à la fois trop mou sur la police et incroyablement dédaigneux sur la capacité des gens à s’organiser pour un vrai changement. »

En complèment, un article d’Yves Pagès pour aller plus loin, évoquant également le journal militant Street Voice et pourvu d’une chouette icono.

Un entretien collectif à propos de Black Lives Matter ici.

Photo Eduardo Munoz / Reuters