TAMA – There Are Many Alternatives, un « festival-colloque » à l’initiative de l’Archipel des devenirs, avec La Fabrique du Politique et l’Institut Humanités et Sciences de Paris, Université Paris Diderot, les 18, 19 et 20 octobre à Paris.

« Explorer les alternatives est une tâche de l’université. Une préoccupation à la fois académique et politique nous invite à opposer à l’état d’urgence la durée d’une réflexion collective, et à ancrer la démocratie sur le plan des gestes citoyens plutôt que sur le plan policier. La doxa selon laquelle cet autre plan est inconsistant s’est installée depuis longtemps sous le nom de TINA. Elle dit qu’il n’y aurait pas d’alternatives aux politiques sécuritaires et austéritaires qui, depuis plusieurs années, font de l’urgence notre unique perspective. L’université ne pourrait-elle pas être un lieu approprié pour opposer au slogan thatchérien qui transit l’ère actuelle,un autre : There Are Many Alternatives, qui projetterait un avenir depuis les actions présentes ? Un acte qui engage d’autres actes et ouvre la voie d’un agir conflictuel traçant, au sein d’une actualité qui en obstrue les possibles, l’amorce d’un monde commun ? »

Ce colloque-festival (une programmation d’expositions, d’installations, de projections et de lectures constituera une exploration parallèle aux questionnements académiques) se propose donc de discuter de ces fameuses alternatives, à travers différentes thématiques : numériques, migratoires, économiques, politiques, architecturales et fictionnelles. On y parlera d’imaginaires géographiques écologiques, de menuiseries solidaires, de Bure et de Notre-Dame-des-Landes, de tirage au sort démocratique, de monnaie alternative, et même d’afrofuturisme. Nous pourrons notamment y écouter Léopold Lambert, de l’excellente revue The Funambulist, autour de « penser/produire une architecture décoloniale », le Collectif Zanzibar (Alain Damasio, Catherine Dufour, Norbert Merjagnan) qui « désincarcère le futur », ou encore Émilie Hache, philosophe, spécialiste d’écologie politique et d’écoféminisme, qui parlera d’«apprendre à vivre dans les ruines du capitalisme ».

Tout un (beau) programme, dont les détails sont à télécharger ici.